Le ndizi na nyama, littéralement "bananes et viande" en swahili, marie harmonieusement la douceur des bananes plantains vertes à la richesse du bœuf longuement mijoté dans une sauce tomate parfumée à la coriandre et à la cannelle. Ce ragoût consistant et généreux, très présent dans la cuisine quotidienne tanzanienne à travers tout le pays, illustre bien l'influence indienne marquée sur la cuisine locale à travers son mélange d'épices chaudes et sa touche finale de lait de coco.
Note sur les variantes : la version côtière de ce plat, appelée ndizi nyama na nazi, utilise encore davantage de lait de coco pour une sauce plus riche, plus onctueuse et plus généreuse, tandis que les versions de l'intérieur des terres restent parfois bien plus sobres, avec juste un simple filet de lait de coco ajouté en toute fin de cuisson. Certaines familles ajoutent aussi des carottes ou des pommes de terre en même temps que les bananes, pour un plat encore plus consistant, nourrissant et complet à lui seul. Le choix de la banane est vraiment déterminant pour la réussite du plat : elle doit être bien verte et ferme, jamais mûre ni jaunissante — une banane trop mûre se transformerait en purée sucrée plutôt que de garder la texture ferme et légèrement farineuse recherchée dans ce ragoût. Si vous ne trouvez pas de vrais plantains bien verts près de chez vous, la banane plantain la moins mûre disponible reste toujours préférable à une banane douce classique de dessert, qui apporterait une texture et un goût totalement différents, bien trop sucrés pour ce plat salé et épicé. Ce ragoût se conserve très bien deux jours complets au réfrigérateur et se réchauffe facilement à la casserole, les bananes absorbant encore davantage de saveur au fil du temps sans jamais se déliter complètement, à condition de ne pas trop prolonger leur cuisson initiale dès le départ.